mano solo

En live a musilac que du bonheur
mano solo

# Posted on Monday, 16 July 2007 at 4:44 PM

in the garden

23 mars 2007 date officielle de la sortie de In the Garden, dernier né de Mano Solo, mais certains d'entre-vous se le seront peut-être déjà procuré, l'artiste l'ayant mis en prévente sur son site depuis plusieurs mois déjà. Réponse nouvelle au problème du téléchargement, Mano Solo produit lui-même cet album. Cette prévente a pour but d'en financer la promotion lors de sa sortie officielle, on ne peut que saluer la démarche, court-circuitant les maisons de productions, on achète directement à l'artiste, la musique se met au commerce équitable... Que Mano Solo soit l'iniatiateur d'un tel projet n'a rien d'étonnant, il n'a pas attendu la vague d'anti-sarkozysme du moment pour s'installer dans un discours contestataire et militant. Au même titre que Noir Désir et dans la veine de Léo Ferré, il s'inscrit dans la lignée de ces artistes de gauche qui peuvent saisir le drapeau noir de la révolte sans risquer d'être completement ridicules. Quand les Béruriers Noirs braillaient leur colère et la haine du système avec humour, Solo chantait son engagement politique avec ses mots crus et sa poésie populaire. Mais rares sont les chansons purement politiques, c'est en chantant ses doutes et ses espoirs que le Mano Solo engagé nous offre sa vision d'une société idéalisée. Et dans cet exercice, rares sont les artistes à pouvoir se prévaloir d'un tel talent, cette capacité à traduire dans des mots simples les sentiments les plus fragiles. Il est proprement habité par ses textes et impossible même au plus critiques de douter de sa sensibilité, "Pas du Gateau" où il annoncait sa seropositivité en étant la preuve la plus vivante.

Punk accordéoniste, Mano Solo revient à ses premiers amours, piano-guitare-accordéon dans la lignée de son premier album sorti en 1993 La marmaille nue. Une simplicité qui colle parfaitement à la voix de Solo gouailleuse et accrocheuse, un gavroche à calvitie "exilé de grande banlieue" qui raconte si bien Paris ("Les petits carrés blancs"). Ambiance populaire, Montmartre, on est pourant bien loin de la vieille France vantée dans Amélie Poulain, la nostalgie qui se dégage de In the Garden est teintée de réalité. "Ce ne sont que des histoires vraies", des histoires qui n'ont rien d'extraordinaires, amours perdus, espoirs déçus et autres tristes banalités. Mais par des mots accrocheurs, des phrases qui restent en l'air et une voix forte et fragile à la fois, on se prend au jeu, prêt à se laisser emporter par le flot de sentiments du monsieur. Ce nouvel album fait dans la simplicité comparé à la galette précédente, le piano et l'accordéon ont remplacé les trompettes de la fanfare. Sur "La fortune" et "Les petits carrés blancs" Mano Solo ressort les guitares électriques. Plus entrainantes, une voix plus rageuse, ces titres sont avec "In the garden" la chanson d'ouverture, les morceaux les plus marquants.

Mais cette sélection n'a aucun sens tant toutes les chansons sont susceptibles de provoquer des sentiments propres à chacun. Enfin n'allons pas trop loin, cet album s'adresse aux adeptes du genre et tous les fans de Solo doivent se le procurer par leurs propres deniers (pas d'excuses possible c'est un auto-produit non mais). Les autres, simples amoureux de la langue francaise y trouveront une poésie qui en toute modestie impose son auteur comme un artiste rare et donc précieux. On laissera les inconditionnels débattre de savoir si In the Garden est ou non son meilleur album, mais Mano Solo montre trois ans après "Les Animals", qui avait dérouté par son aspect trop positif pour être honnête, qu'il est toujours là. A conseiller aux fans donc mais pas seulement, en ces périodes d'idiotie revendiquée de la chanson francaise on ne pourra que saluer la démarche d'un de nos derniers poêtes et croiser les doigts pour que son jardin secret soit dévoilé au plus grand nombre.
in the garden
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# Posted on Monday, 09 July 2007 at 12:32 PM

interview de Mano en 2004

interview de Mano en 2004
En premier lieu, avant de rentrer dans le vif du sujet, pourrais-tu nous parler d'un groupe avec qui tu a collaboré, 3 personnes qui disent plein de belles choses sur toi : c'est Karpatt ?
Les Karpatt c'est comme les dessins de Sempé, ils ont un univers comme 'Le Petit Nicolas' avec un genre désabusé mais gentiment. C'est un univers très tendre. J'aime bien leur tendresse dans l'énergie.

Pour parler maintenant de ton nouvel album, comment est venue l'idée de cette pochette ?
J'avais envie de faire le roi des animaux, je souhaitais que les chiens dorment mais c'était impossible de les faire dormir tous ensemble. Je voulais être dans une couverture de chien en faisant une belle sieste.


On sent une couleur très chaude sur l'album, un côté festif ?

Il y avait déjà la même couleur dans les 2 derniers albums. Ce n'est juste qu'une évolution.

Il y a deux chansons particulièrement belles (Du vent et Moi j'y crois) qui parlent de deux sujets éternels : l'amour et la lutte sociale ?


La lutte sociale pas vraiment, c'est juste un avis de citoyen. Je ne suis pas un militant. Simplement quand j'ai un avis je le donne, je ne vois pas pourquoi je me tairais. Je pense que les chanteurs ont peur de faire des chansons qui vieillissent mal, du coup ils ne s'expriment jamais sur l'actualité.

De ton côté, tu n'hésites pas à t'engager auprès par exemple du KO Social ?
Je pense que c'est une bonne initiative, même si c'est un peu le bordel. Il y a beaucoup à faire pour organiser ça autrement... de façon plus libre. C'est à dire que le public qui veut savoir ce qu'est le KO Social n'a pas beaucoup de visibilité, je vais m'investir plutôt dans une visibilité du projet plutôt que de monter sur scène. En essayant de créer un vecteur sur Internet.

Tu chantes dans Animals : " L'animal abandonne quand il ne peut que laisser parler sa peur c'est dans ma musique qu'il pleure " ?


C'est un autre concours de circonstances. En fait cette chanson je l'avais écrite pour Juliette Greco, elle finissait par " C'est dans mes bras qu'il pleure ", mais il n'y a que Juliette Greco qui aurait pu dire ça. Comme elle n'a pas chanté cette chanson, je l'ai reprise à mon compte, seulement je ne me voyais pas accueillir tous ces pauvres petits dans mes bras j'ai rusé en remplaçant " mes bras " par " ma musique ".

Paris est toujours aussi présent dans ta musique ?

Paris c'est histoire de pouvoir situer mes chansons. Paris revient tout le temps mais c'est parce que j'y habite. En même temps, Paris reste mythique. C'est un réflexe aussi, comme je raconte des histoires vraies, il faut bien les situer quelque part. Je voudrais bien écrire des chansons qui se passent à Casablanca mais je n'y suis jamais allé. (rire)

Sur Botzaris les Têtes Raides viennent jouer avec toi ?
Je les connais depuis une bonne dizaine d'années les Têtes, je les ai appelés parce que je trouvais que le morceau leur convenait.

Est ce qu'il faut que tes rimes soient cruelles pour être entendues ?
Heu, faut le croire vu la critique que j'ai eu dans Libération. Tu vois que le mec regrette que je ne souffre plus, que je n'ai plus mal, voir que je ne sois pas mort donc il faut croire que oui mais moi je pense que non.

Tu as d'ailleurs demandé un droit de réponse à ce journaliste, qu'est ce qu'une critique comme celle là te fait ?
Ca m'attriste pour les journalistes qui ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. En fait ils se mettent au même étage que Le Pen constamment, sans même s'en rendre compte.


De bonne foi, la plupart ne veut pas me nuire mais ils ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de stigmatiser un sidéen en permanence. Alors que le sidéen, il a beau parler ou faire n'importe quoi on le ramène toujours à son Sida. Je ne trouve pas ça normal, c'est carrément une espèce de racisme. C'est de la délation d'une différence ou d'une histoire personnelle. Dans la chronique en question il n'a qu'à dire que mon album ne lui plait pas ou qu'il est mauvais, ça il en a le droit, mais je ne vois pas pourquoi le commentaire finalement c'est : 'Quand il ne nous parle pas de Sida on s'emmerde' donc pour lui je ne suis bon qu'à parler du Sida parce que je l'ai. C'est carrément un ghetto où il m'enferme.

Ta déception vient du fait que l'on ne parle pas de ta musique ?
C'est ça qu'il y a d'odieux, et je n'ai plus envie de subir ce genre de choses.

Tu es monté dans la voiture de La Route (une émission de Canal Jimmy) et tu y parlais très bien et de toi et de ta musique ?
Ce jour là, j'étais avec Anouk Grimber et je me sentais très con. Je ne savais pas quoi lui raconter alors je ne la laissais pas parler. Je ne lui ai pas laissé en placer une ! Après j'avais vraiment honte. Je paniquais alors je lui ai dit n'importe quoi parce que j'étais vachement impressionné.

Comment comptes-tu monter sur scène pour la nouvelle tournée ?
On va être 10 sur scène.


Tu aimes bien avoir du monde autour de toi ?
J'aime bien parce qu'on peut varier les sons, on peut varier les ambiances. Quand on est à 4 on ne peut pas voyager beaucoup. A 10 sur scène c'est une garantie de ne pas s'emmerder. Cela te permet de faire le tour des musiques, d'amener plein d'ambiances et de sons différents.

Qu'aimes-tu écouter actuellement comme musique ?

Je n'ai pas de grand flash ces derniers temps. Je suis un peu un passéiste en musique. J'écoute toujours les conneries que j'écoutais quand j'étais gamin en fait. J'écoute beaucoup de reggae, du flamenco. J'écoute la radio aussi.

Quelles sont les radios qui passent encore de la musique qui te plait ?
J'écoute France-Info en boucle (rire). J'écoute 88,2 j'aime bien cette radio car ils passent du rap qui n'est pas trop commercial. Ils passent aussi des démos de jeunes rappeurs c'est intéressant. J'aime bien écouter du rap quand ça ne parle pas que de bonnes femmes et de pognon.

Vas tu recommencer ce que tu as pu faire avec ton live de 'La Marche' ?


On va peut être faire un DVD en fin d'année avec un enregistrement d'un concert agrémenté d'autres choses comme un film mais c'est encore en projet. Il n'y a rien de fait.

Gainsbourg disait que la musique était un art mineur ?
Fait chier Gainsbourg avec sa connerie ! Moi je dis qu'il n'y a que des bons artistes ou des mauvais artistes point barre. Une chanson peut être un chef d'œuvre au même titre qu'une peinture. L'important c'est ce qu'il y a dedans et l'effet que cela fait aux autres, c'est ça l'art. C'est pas un moyen, c'est pas un média quelconque. L'art c'est fait pour toucher les gens. A partir du moment où tu touches des gens tu fais de l'art.


Avec des différences quand même ?
Oui il y a des arts plus faciles, plus rapides à réaliser. En musique tu peux faire une chanson éternelle en 10 minutes, on a plus de mal à faire un tableau éternel en 10 minutes évidemment ! Mais qu'est ce qu'on en a à foutre, c'est pas le temps qu'on passe qui donne la valeur qu'elles ont. La vraie valeur des choses c'est leur valeur de communication.

Et toi, à quel moment tu te sens heureux en tant qu'artiste ?
Sur scène je le suis parce qu'il se passe quelque chose alors que c'est vrai que si tu fais une exposition à ton vernissage t'as surtout les boules(rire), c'est beaucoup plus jouissif d'être sur scène que de faire un vernissage !

# Posted on Friday, 25 November 2005 at 8:21 AM

Ensemble de citations

Ensemble de citations
Mano solo ce sont des textes, des "récit" qu'il faut lire entre les lignes l'envie d'avoir un enfant, la vie, la mort, les femmes, Paris, vivre...


« On fout la gueule du Che sur un T-shirt en oubliant toutes les exécutions sommaires qu'il a pu ordonner quand il était chef de province. »


« C'est pas pour ça que je vais aller courir dans le lit de la Seine pour y dormir. »

« Et sur la tête de ma mère, moi j'te jure qu'elle est belle la vie, et sur la tête de tous mes frères, pas sur la tête de mon chien lui c'est mon copain »


« A 24 ans du matin, la mort m'a serré la main, et en m'tapant un coup dans le dos, m'a dit "salut et à bientôt" »

« Moi tu vois avant d'crever, j'voudrais laisser couleur de la morve d'un petit nez, un petit sourire, un petit bout d'éternité. »


« Tu m'dis que tout ça c'est que des fantasmes et j'ai du mal a t'contredire....»

« Mais tu sais pour moi, y a des choses simples qui s'oublient pas, et c'est toujours quand tu dors que j'ai envie de te parler, c'est toujours quand tu dors que moi je dors pas »

« Le monde entier ne saura jamais à quel point j'étais triste, à quel point tu t'es trompée, le monde entier n'a même pas vu qu'on t'avais retrouvée pendue »

« J'ai pas senti ta main sur mes cheveux comme pour le réchauffer le rêve. »

« J'ai soif de la vie »

« Tout a une fin, c'est p't'être ça qui est bien. »

« Me leverai je un matin avec autre chose que du chagrin ? »

« Tu me manque je sais même plus combien j'ai jamais sus compter si loin»

« A croir encore que la mort est un jeu... A croir encore que j'suis l'plus fort »


« Là-bas y'en à qu'on rien à bouffer alors qu'ici on en jette des tonnes moi ça m'fait gerber »

« Mais toi, dans ton paradis tout petit, tu te prends la tête et tu t'ennuies, tu sais même pas quel goût ça à la vie! Là bas »

« Rien n'est à toi c'est juste l'histoire du monde, rien n'est à toi chacun sa petite seconde. »

« Parce que pour moi, y a des choses simples qui ne le sont pas... »



Et pour finir celle que j'aime par dessus tout:


" La vie est un chemain d'argile qui sous le soleil s'éffrite où l'on s'embourbe sous la pluie qui ne tient que gelé par l'hiver j'avance dans l'froid sa morsure me fait courir...."

# Posted on Friday, 25 November 2005 at 8:17 AM

Joseph sous la pluie (livre)

Joseph sous la pluie (livre)
Que je ne trouve pas :'(

# Posted on Friday, 25 November 2005 at 7:59 AM